Collection - Exxon Blues
Le 24 mars 1989, l'Exxon Valdez s'échouait sur les côtes de l'Alaska, déversant 42 millions de litres de brut dans les eaux poissonneuses de la baie du Prince William. Vingt ans après, les répercussions de l'une des pires marée noire de l'histoire des Etats-Unis se font encore sentir, tant sur le plan juridique qu'environnemental
La marée noire provoquée par le naufrage le 22 avril 2010 de la plate-forme Deepwater Horizon, propriété de la société Transocean, dans le golfe du Mexique continue de polluer les fragiles marais de Louisiane ainsi que l'estuaire du Missisipi. Environ 2 à 3 millions de litres de pétrole se répandent chaque jour. La lutte contre la marée noire implique également l'usage controversé de dispersants.
Le groupe britannique BP et les garde-côtes américains étant toujours incapables de colmater une fuite qui est d'ores et déjà considérée comme la plus grave marée noire jamais survenue aux Etats-Unis, la fuite relâchant cinq fois plus de pétrole qu'estimé initialement. Dans le pire des scénarios, il s'écoulera de quatre à six mois avant que le puits, situé à 1 500 mètres de profondeur, ne soit bouché de façon définitive.
Avec près de 200 lacs «contaminés» par des fleurs d'eau au Québec en 2007, la prolifération d'algues bleues est devenue un problème environnemental majeur. Si on trouve facilement de l'information permettant d'identifier et de comprendre le phénomène, il en existe bien peu sur les solutions à apporter.


















